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S'inspirant du Cid, Sireuil livre un spectacle bouleversant et plein d'humour. Un appel à briser le cycle sans fin de la vengeance. Huit acteurs parfaits le font vivre.
Formidable directeur d’acteurs, Philippe Sireuil nous offre ici une distribution de rêve : Jean-Pierre Baudson (Don Diègue aux allures de parrain à la Marlon Brando), Patrick Donnay (un Gormas orgueilleux et méprisant), Michel Jurowicz en Don Sanche hilarant, Edwige Baily en Chimène volcanique et déchirée, Marie Lecomte en Infante hallucinée et drolatique, Janine Godinas cumulant en un seul personnage les rôles des deux gouvernantes et portant la parole de l’auteur (elle a toujours une édition du Cid à la main et se nomme… Cornélie) et Anne Sylvain, formidable, tenant le rôle du roi avec un look et un ton entre Reine d’Angleterre et Miss Thatcher. Au centre de tout cela, Yoann Blanc est un Rodrigue bouleversant, égaré, douloureux. Un être humain écartelé entre l’amour et l’honneur qui vient nous rappeler toute la vanité, l’imbécillité et l’horreur du fameux « OEil pour oeil, dent pour dent. ».
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Formidable directeur d’acteurs, Philippe Sireuil nous offre ici une distribution de rêve : Jean-Pierre Baudson (Don Diègue aux allures de parrain à la Marlon Brando), Patrick Donnay (un Gormas orgueilleux et méprisant), Michel Jurowicz en Don Sanche hilarant, Edwige Baily en Chimène volcanique et déchirée, Marie Lecomte en Infante hallucinée et drolatique, Janine Godinas cumulant en un seul personnage les rôles des deux gouvernantes et portant la parole de l’auteur (elle a toujours une édition du Cid à la main et se nomme… Cornélie) et Anne Sylvain, formidable, tenant le rôle du roi avec un look et un ton entre Reine d’Angleterre et Miss Thatcher. Au centre de tout cela, Yoann Blanc est un Rodrigue bouleversant, égaré, douloureux. Un être humain écartelé entre l’amour et l’honneur qui vient nous rappeler toute la vanité, l’imbécillité et l’horreur du fameux « OEil pour oeil, dent pour dent. ».
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Le Soir ,
Jean-Marie Wynants, 09 janvier 2010
Philippe Sireuil propose au National, une lecture à la fois très respectueuse et novatrice du Cid. Corneille dans une très belle mise en scène.
La grande scène du National n’a jamais été aussi belle qu’ici : nue et recouverte d’un plancher de bois. Et la pièce est à son meilleur niveau quand, seuls, deux acteurs y dialoguent (Diègue et Gormas, Diègue et son fils, Rodrigue et Chimène, etc.). La tension et l’attention sont alors maximales autour du texte et du drame. D’autant que Sireuil, comme à son habitude joue somptueusement des lumières et des vidéos (de Benoît Gillet) (...)La mise en scène est aussi pleine de fantaisies et d’inventions malicieuses comme l’idée de confier le rôle du Roi à une femme (Anne Sylvain) habillée et coiffée comme la reine Elisabeth II(...)
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La grande scène du National n’a jamais été aussi belle qu’ici : nue et recouverte d’un plancher de bois. Et la pièce est à son meilleur niveau quand, seuls, deux acteurs y dialoguent (Diègue et Gormas, Diègue et son fils, Rodrigue et Chimène, etc.). La tension et l’attention sont alors maximales autour du texte et du drame. D’autant que Sireuil, comme à son habitude joue somptueusement des lumières et des vidéos (de Benoît Gillet) (...)La mise en scène est aussi pleine de fantaisies et d’inventions malicieuses comme l’idée de confier le rôle du Roi à une femme (Anne Sylvain) habillée et coiffée comme la reine Elisabeth II(...)
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La Libre Belgique ,
Guy Duplat, 09 janvier 2010
