| introduction | texte et images | revues de presse |
"Seule, minuscule sur l’immense plateau nu du Théâtre national, elle regarde le public droit dans les yeux et commence à danser dans un silence absolu. Dès les premières secondes de Demain, Michèle Noiret cueille son public par surprise. Il faut un sacré culot et une sacrée maturité pour oser ainsi affronter le silence, l’immensité du plus grand plateau de la capitale et un public en pleine lumière. Il faut aussi la maîtrise absolue du mouvement qui caractérise cette danseuse et chorégraphe(...) Formidable pièce dansée, Demain est aussi une nouvelle étape dans le travail que Michèle Noiret mène depuis des années avec la technologie, la lumière, la création musicale, l’image filmée en direct ou enregistrée (...) Visuellement éblouissant, Demain est aussi une pièce où la chorégraphe porte un propos fort sur notre devenir d’êtres humains. Son talent est de parvenir à évoquer un sujet aussi angoissant à travers une oeuvre d’une beauté époustouflante qui n’impose rien au spectateur et laisse à chacun le soin de ressentir et de s’interroger."
Découvrez l'ensemble de l'article ci-dessous
Découvrez l'ensemble de l'article ci-dessous
Le Soir,
Jean-Marie Wynants, 26 mars 2009
"Immense, le plateau dénudé du National donne lamesure du défi que s’est lancé Michèle Noiret. Son solo devra habiter cette surface, tout ce volume. Lorsqu’elle apparaît, si menue dans sa tenue d’échauffement, et alors que la lumière baigne encore la salle, sa présence, simple et en silence, prend possession de l’instant et de l’espace (...) L’espace, si impératif et imposant dans cette grande salle, Michèle Noiret l’a voulu – avec le scénographe Alain Lagarde – “désaccordé” voire pluriel. C’est ainsi que Demain, solo, rassemble sur scène plusieurs intervenants et apparaît en construction. De même que les pendrillons ôtés laissent apparente la structure brute, artifices et manipulations ne sont ici jamais cachés. On peut lire là un voeu de transparence, un souci de savoir, dans un monde en danger où monte l’inquiétude – tout le sujet de Demain(...) Retrouvant son complice compositeur Todor Todoroff aux côtés de Stevie Wishart, Michèle Noiret se confronte aussi, dans un très beau et pur moment de danse, à Beethoven – 2e mouvement de la 7e symphonie, dans sa retranscription pour piano de Liszt.Musique à laquelle semble répondre l’eau, autre élément scénique et sujet crucial – dans un spectacle où se synthétise avec puissance et sincérité l’univers d’une artiste aussi généreuse que rigoureuse."
Découvrez l'ensemble de l'artice ci-dessous
Découvrez l'ensemble de l'artice ci-dessous
La Libre Belgique,
Marie Baudet , 26 mars 2009
"Occuper seule l’immense espace de la grande scène du National paraissait un pari risqué. Eh bien, cette personne à la fois solide et fragile, pas énorme, occupe toute seule l’espace sans musique, comme une preuve que la beauté d’un corps en mouvement se suffit à elle-même !
Puis elle se mesure à la musique, ici la 7ème symphonie de Beethoven en version piano, reprise en apothéose finale dans une version tragique de Furtwängler.
Ensuite elle se confronte au monde, à la foule, via un film qui introduit le présent mais introduit aussi une réflexion sur demain et nos sombres perspectives, mais cette intrusion de la réalité et puis les paroles qu’elle prononce en dansant n’ont rien d’une lourde réflexion.
Le moi splendide de la danseuse aborde ensuite un combat intérieur entre son corps sur le plateau, coincé entre deux tables, et son reflet sur trois écrans avec des rythmes différents.
Cette triple perspective visuelle simultanée et les brusques accélérations des séquences filmées rendent finalement son corps fantomatique mais la beauté sensuelle d’une chevelure et d’un corps érotisé font de ce spectacle d’une heure un quart un autoportrait fascinant par le fond et la forme."
Puis elle se mesure à la musique, ici la 7ème symphonie de Beethoven en version piano, reprise en apothéose finale dans une version tragique de Furtwängler.
Ensuite elle se confronte au monde, à la foule, via un film qui introduit le présent mais introduit aussi une réflexion sur demain et nos sombres perspectives, mais cette intrusion de la réalité et puis les paroles qu’elle prononce en dansant n’ont rien d’une lourde réflexion.
Le moi splendide de la danseuse aborde ensuite un combat intérieur entre son corps sur le plateau, coincé entre deux tables, et son reflet sur trois écrans avec des rythmes différents.
Cette triple perspective visuelle simultanée et les brusques accélérations des séquences filmées rendent finalement son corps fantomatique mais la beauté sensuelle d’une chevelure et d’un corps érotisé font de ce spectacle d’une heure un quart un autoportrait fascinant par le fond et la forme."
RTBF La Première,
Christian Jade, 26 mars 2009

