| introduction | texte et images | revues de presse |
Durée : 7 heures entracte compris
1er partie : 3h55
Entracte : 25 minutes
2ème partie : 2h20
Possibilité de découvrir le spectacle en deux fois,
en gardant le même billet
L’oeuvre emprunte la forme perturbée d’une biographie, réelle et fantasmée, celle de Monsieur Jacques Delui, né à la fin de la 2ème guerre mondiale et mourant au début du 21ème siècle. Il s’agit donc de la fin d’un homme dans la fin d’une époque, à la veille d’une fin éventuelle de l’espèce à laquelle il appartient. L’énergie cruelle et joyeuse des années cinquante et soixante s’y dissout progressivement dans la grande confusion actuelle.
Sur cette histoire plane l’ombre tutélaire de Pier Paolo Pasolini. « Un Uomo Di Meno » peut donc s’entendre encore comme ceci : un certain type d’humain, tel PPP, est déjà en voie d’extinction. Pasolini était, tout à la fois : un artiste conscient de ses propres démons et luttant de façon créative avec eux ; un communiste (dissident) totalement traversé des problèmes du monde et irrévocablement dans la haine des puissants et du côté des « damnés de la terre » ; un écrivain érudit pétri de la culture classique ; un être poétique profondément enraciné dans une tradition populaire spécifique. Entre autres. La défaite de ces hommes-là est aussi la défaite d’un autre avenir du monde.
L’histoire de Monsieur Jacques Delui commence au lendemain d’Auschwitz et d’Hiroshima, elle se suspend à la veille d’une crise où nous avons les moyens de faire bien pire… mais elle est aussi lumineuse du sourire de maman, du sourire de Salvador Allende, du sourire de Marilyn Monroe, du sourire d’Angela Davis, du sourire de Julian Beck… et de tant d’autres « hommes en moins »…
