Théâtre
EUROPALIA.BRASIL / L’Idiot, chef-d’oeuvre incontesté de la littérature mondiale, a tout pour faire une novela brésilienne, un feuilleton contemporain. Grâce à l’art, l’imagination et l’audace de la metteuse en scène Cibele Forjaz, le pari est brillamment réussi.
Après une jeunesse passée loin de sa Russie natale dans un sanatorium suisse le prince Mychkine débarque à Saint- Pétersbourg. Bien qu’officiellement guéri de son épilepsie (maladie dont était également atteint Dostoïevski), le jeune homme de vingt-six ans se comporte d’une manière toute singulière : il est profondément humble et doux, fait confiance à tout le monde et se révèle d’une sincérité à toute épreuve.
Pour le reste, autour de lui, c’est : une avalanche d’évènements complètement inattendus, un tourbillon de rencontres dans une société haute en couleurs, une tempête d’intrigues amoureuses.
Tout pour faire de L’Idiot, chef-d’oeuvre incontesté de la littérature mondiale, une novela brésilienne, un feuilleton contemporain. Grâce à l’art, l’imagination et l’audace de la metteuse en scène Cibele Forjaz, le pari est brillamment réussi. Dès que l’on a découvert le premier des trois épisodes, on ne souhaite qu’une chose, rester pour la suite (voir les deux premières parties séparées par un entracte le même jour) et revenir le lendemain pour découvrir la suite (chaque soirée peut être vue indépendamment l’une de l’autre). Joué par neuf comédiens venant tous de prestigieuses compagnies de théâtre de São Paulo, le spectacle a connu, au Brésil, un succès critique et public unique.
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