LE SIGNAL DU PROMENEUR

CREATION | Raoul Collectif – Théâtre National - Maison de la Culture de Tournai | COPRESENTATION Théâtre National - KVS | 10 > 20.01.2012 | TOERNEE GENERAL EN SAISON

Théâtre Toernee General en Saison

« ... Aidés par une belle dynamique de groupe, le Raoul Collectif pose des questions sans lourdeur, mêlant non-sens, interludes musicaux et saynètes narratives... Enfin un théâtre qui a quelque chose à dire et le dit sans élucubrations mais avec poésie... » Pascaline Vallée, Mouvement, février 2011

Qu’est-ce qui pousse un homme à rompre totalement avec son milieu, voire avec la société tout entière ? A opposer à un destin trop bien tracé une révolte qui porte en elle le cri viscéral du vivant ?

Formé de jeunes acteurs issus de l’ESACT, le RAOUL collectif s’empare de ces questions. Après leur première étape au Festival de Liège, les cinq  acteurs/créateurs investissent le Théâtre National dans une création impulsive et passionnément vitale. A travers la mise en scène, l’écriture et le jeu, ils conçoivent un spectacle sous forme de signal d’alarme. A leur manière débordante de vie, de jeunesse et de bonne humeur, ils vont rejouer le geste de certains (anti)héros solitaires qui, un jour, se sont échappés du système dans lequel ils se sentaient emprisonnés.

Le spectacle évoque par bribes, par citations disséminées, par mises en situations concrètes imaginées, des figures issues de biographies bien réelles. Ces figures sont moins les protagonistes d’une narration en fragments que les ingrédients d’une réflexion sur ce qui pousse les individus jusqu’au point de rupture avec la société, mais aussi sur le prix que paie l’individu qui renonce trop longtemps à rompre avec un cadre qui le fait souffrir.

« Une société dont les enfants meurent d’incarner parfaitement le modèle de cette société n’en a plus pour longtemps. » Fritz Zorn, mars, 1977

Partant de ces «sorties de cadre exemplaires» ou des conséquences dramatiques du renoncement à en sortir, Le Signal du promeneur interroge le modèle de notre société néolibérale, ses injonctions repérables (consommation, profit, productivité, hyperactivité, argent,...), ses conditionnements masqués, tout ce qui en elle peut anesthésier – trouille, ennui, conformisme ou dépendance – la vitalité essentielle, les pulsions créatrices et le désir de liberté des individus.

« S’il nous arrive de ne point marcher au pas de nos compagnons, la raison n’en est-elle pas que nous entendons le son d’un tambour différent ? » Henry-David Thoreau, «Walden ou la vie dans les bois», 1922

Le mouvement du spectacle suit les déambulations croisées de «promeneurs» qui entrent et sortent de l’espace de jeu, porteurs de lanternes, de questions et d’histoires à raconter, à incarner. Certains moments du spectacle semblent les rassembler comme au bivouac, comme ces «hommes qui se sont réunis au milieu d’une clairière pour faire société ensemble» comme le dit J.J. Rousseau.

Ici, les solitudes se rejoignent pour faire le point, dialoguer, éclairer... Rêver à cette «hypothèse improbable – quoique non nulle – d’une métamorphose planétaire».

Qu’on ne se trompe pas : si le spectateur est invité à «penser le monde» c’est ici dans l’exubérance d’une forme bourrée de ce que les acteurs du RAOUL Collectif nomment une énergie de plateau physique et généreuse, un travail choral sur le mouvement, la danse, le chant, la musique live et la rythmique du verbe. Il en découle un spectacle multiforme, fragmentaire, proliférant, facétieux, légèrement chaotique, qui invite le spectateur à organiser les éléments selon ses propres perceptions, à être lui-même créateur de sens. Il ne s’agit pas de débiter des leçons : plutôt de provoquer de curieuses collisions, de poser de graves questions (Qu’en est-il du monstre dans l’humain ?), en développant un jeu porteur d’humour, en cultivant l’autodérision, les contradictions, les ruptures entre toutes sortes de théâtralités.

Le Signal du Promeneur est un spectacle d’artistes qui prennent la parole, qui expriment leurs convictions, leurs peurs et leurs envies. Sur cette scène sans artifices, où quelques objets simples suffisent à faire jaillir la magie, on invite les hommes à se réunir «pour réfléchir». On se réchauffe à l’intimité qui naît de la réunion. On libère joyeusement l’imaginaire pour mieux appréhender le réel. «Notre point de départ, expliquent les membres du collectif, c’était : «Soyons frères parce que nous sommes perdus». Le RAOUL collectif nous rappelle que cette utopie-là peut bel et bien sauver les hommes, métamorphoser le monde.

Dans le cadre de

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Du 10 janvier au 10 mars 2012

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