LA LANGUE DE MA MERE SUR SCENE

Tom Lanoye (Toernee General en saison)
ABO GOURMAND

Du 9 au 13 octobre 2012

Théâtre

«Après l’immense succès de son roman, Tom Lanoye porte à la scène La langue de ma mère... Tom Lanoye est une vraie “bête de scène”...» La Libre Belgique, octobre 2011

En français et néerlandais surtitré

A lire !

"L'adieu de Tom à sa mère..." Guy Duplat, La Llibre Belgique, 10 octobre 2011

Figure majeure de la littérature en Flandre, digne fils spirituel de Hugo Claus, Tom Lanoye est pourtant encore peu connu dans la partie francophone du pays. Un seul de ses romans a été traduit en Français, La Langue de ma mère, et c’est justement celui-là que l’auteur a choisi de porter lui-même sur scène, en néerlandais surtitré. Le titre original, Sprakeloos est plus parlant, si l’on ose dire : après une attaque, la mère de l’écrivain se retrouve frappée d’aphasie et perd peu à peu l’usage de la parole. Une secousse tellurique pour l’écrivain, homme de mots s’il en est, confronté à leur absence chez celle qui lui a communiqué le pouvoir de parler. « On nomme patrie le pays du père et langue maternelle celle de la mère, constate Tom Lanoye. La première, on peut la quitter. La seconde, on ne s’en débarrasse jamais. C’est ce que je pensais. Jusqu’au moment où j’ai vu de mes yeux ma mère perdre sa langue, et donc la mienne. » De cette expérience, Tom Lanoye a tiré un livre magnifique et bouleversant. Il le porte sur scène avec une conviction qui ne l’est pas moins. Il se présente à nous seul, debout, un livre en mains, sous un immense portrait de cette mère tant aimée. Dans un long monologue à la verve remarquable, il va raconter cette mère, femme d’un petit boucher de Sint-Niklaas mais aussi comédienne amateur de théâtre, à la langue bien pendue, ironique et vive. En profiter pour dresser le bilan multiple de sa propre vie. La jeunesse haute en couleurs dans un quartier populaire, les ébats amoureux, les conflits avec cette « diva » de mère et puis la lutte que celle-ci mène vaillamment contre la maladie mais qu’elle perdra, sans espoir ni parole. Avec une pudeur remarquable, avec une force d’écriture impressionnante, Tom Lanoye parvient à universaliser un trajet et une histoire très personnels et à s’auto-interpréter avec un talent qui rend ce spectacle terriblement beau et émouvant.

 

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