Théâtre National Wallonie-Bruxelles
Entretien

Je veux que le spectateur vive une expérience.

Elisabeth Woronoff

SKRIK

De toutes les violences, celles à l’égard des enfants sont souvent les plus silencieuses. A fortiori quand elles surviennent au cœur de la famille. Parmi les violences les plus graves, le viol et particulièrement le viol incestueux, s’inscrivent comme une blessure profonde et envahissante. Parfois, le traumatisme est tel que le cerveau refoule ces souvenirs insoutenables et n’autorise leur prise de conscience que bien plus tard dans la vie. Sous une forme multidisciplinaire déployée par six interprètes, SKRIK propose au spectateur une expérience troublante : celle d’entrer dans le cerveau d’une femme, survivante de viol, qui recouvre la mémoire et reconstruit son identité.