Théâtre National

Habiter le monde poétiquement

Les Midis de la Poésie

Felwine Sarr & Etienne Minoungou

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avec Felwine Sarr, auteur et économiste, Etienne Minougou, comédien et Simon Winse, musicien

Né en 1972 à Niodior, au Sénégal, Felwine Sarr est un universitaire, écrivain, économiste, musicien et intellectuel. Il est l’auteur de Dahij (Gallimard 2009), Afrotopia (Philippe Rey 2016). Il dirige en 2017, avec Achille Mbembe, l’ouvrage Écrire l’Afrique-Monde (Jimsaan-Philippe Rey), réunissant les Actes des Ateliers de la pensée de Dakar et de Saint-Louis. Chez Mémoire d’encrier, il a publié 105 Rue Carnot (2011), Méditations africaines (2012), Ishindenshin, de mon âme à ton âme (2017) et Habiter le monde, essai de politique relationnelle (2017). Avec les écrivains Boubacar Boris Diop et Nafissatou Dia Diouf, il est le cofondateur de la maison d’édition Jimsaan au Sénégal.

Etienne Minoungou est comédien, metteur en scène, dramaturge et entrepreneur culturel africain et qui vit entre Bruxelles et Ouagadougou, au Burkina Faso. Son parcours : après des études de sociologie à l’Université d’Ouagadougou et quelques années comme enseignant, il choisit de se consacrer entièrement au théâtre. Après avoir été directeur artistique du Théâtre de la Fraternité à Ouagadougou, il fonde la compagnie Falinga en 2000. En 2002, il lance à Ouagadougou les Premières résidences d’écriture et de création théâtrales panafricaines : les Récréâtrales. Ce Festival est devenu l’un des espaces les plus importants de la création théâtrale en Afrique. Ateliers d’écriture, mise en scène, jeux d’acteurs, il propose des résidences à une centaine d’artistes du continent. Ils travaillent sur place, pendant 3 à 4 mois, des spectacles qui seront intégrés à la programmation internationale du festival et en inscrivant le tout sur un territoire urbain et dans des cours familiales à Ouagadougou.
Comédien , il tourne depuis 4 ans sur les scènes Européennes et africaines avec trois grandes Oeuvres : « M’appelle Mohamed Ali » de Dieudonné Niangouna, » Cahier d’un retour au pays natal » de Aimé Césaire et « Si nous voulons vivre » de Sony Labou Tansi. Il totalise avec ses créations plus de 400 représentations à travers une vingtaine de pays.

Simon Winsé

Né au Burkina Faso à Lankoué en 1981, Simon Winsé a grandi dans un environnement culturel riche: celui des masques Samo. Son père Tombo Winsé est un flutiste traditionnel qui jouait pendant la cérémonie des masques. Une fois par an en juin ce rituel consiste à demander pardon aux éléments de la nature: le vent, la terre, les esprits pour obtenir des bénédictions: une bonne récolte, la santé, beaucoup d'enfants... A l'âge de huit ans, Simon a été baigné dans les valeurs traditionnelles de son père. Il l'a initié à la flûte des masques, selon la tradition griotique familiale. C'est en 2000, en arrivant à la capitale burkinabè Ouagadougou, que Simon peaufine son art en se mettant sérieusement à l'apprentissage du ngoni, de la kora et de la flûte peule.
En 2000, le public le découvre aux côté de son frère Tim Winsé, célèbre instrumentaliste qui a marqué les créations des compagnies de danses contemporaines Salia ni Seydou et Kongo Bateria. Simon accompagnera Tim lors de nombreuses tournées en Afrique et en Europe au sein de son groupe Wassamana de 2004 à 2006.
En 2007, il se lance dans une carrière solo et fonde avec des musiciens français, son groupe Simpaflute : une fusion des rythmes traditionnels du pays San et du Jazz.

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Antoine Tempé