Fermées au public, nos salles vivent et de la plus belle des manières

Préserver et amplifier ce qui n’est pas interdit

Le 13 janvier dernier, les autorités du pays se sont prononcées pour une prolongation de fermeture de différents secteurs, dont le secteur culturel. Les chiffres de contamination de la Covid 19 ne permettent pas, semble-t-il, à ce stade d’autres options. Nous sommes donc contraints d’annuler les spectacles et activités Saison Libre initialement programmés dans les murs jusqu’au 15 mars prochain (voir document en annexe), à quelques exceptions près. Mais qu’on ne s’y trompe pas, si notre Théâtre ne vibre plus sous le bruissement du public, nous ne nous résignons pas tête baissée à suivre sans réflexion, sans projets, sans sensibilisation les directives gouvernementales.

Officiellement, les théâtres sont fermés jusqu’au 1er mars. Au vu de notre programmation, cette date était complexe à appliquer. Nous sommes donc dans l’obligation d’aller au-delà et d’annuler toutes les représentations et activités prévues dans le Théâtre jusqu’au 15 mars. Cette décision relève d’une politique voulue par le Théâtre National Wallonie-Bruxelles afin de gérer le plus sainement possible les annulations tant vis-à-vis du public que des artistes et équipes impactées. En effet, la gestion à court terme telle que le monde politique la pratique actuellement met le secteur dans une précarité constante. C’est pourquoi le Théâtre National Wallonie-Bruxelles est également actif au sein de la FEAS (Fédération des Employeur.se.s des Arts de la Scène) pour amener les autorités à plus de clarté et les inviter à quitter cette vision sans perspectives.

L’opération « Still Standing for culture » qui se tenait samedi 16 janvier devant le Théâtre de la Monnaie, traduisait le même malaise. Celui d’un secteur auquel nous appartenons et qui réclame – tout en respectant les mesures imposées par la crise sanitaire – plus de considération.

Trois événements maintenus, en direct du Théâtre National Wallonie-Bruxelles, en toute sécurité pour les participants

Dans cette valse d’annulations, trois événements programmés dans le cadre de la Saison Libre ont pu être préservés sans mettre en danger les participants :

L’Atelier Mouvement Collectif a été réinventé pour être animé à distance via zoom par le chorégraphe Serge Aimé Coulibaly. Il s’est donné ces 15 et 16 janvier.
Il aurait dû accompagner la reprise de Wakatt programmée du 12 au 16 janvier.

— La rencontre autour du thème « Inceste, mémoire traumatique, résilience et accompagnement des victimes » le samedi 30 janvier sera accessible en Facebook Live. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la création de SKRIK d’Elisabeth Woronoff, reportée à la saison 21/22.

— La rencontre autour du thème de l’anthropocène avec François Gemenne, le samedi 27 février sera également diffusée en ligne. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la création de La Bombe humaine de Eline Schumacher et Vincent Hennebicq, reportée à la saison 21/22.

La Saison Bis du National : Préserver et amplifier ce qui n’est pas interdit

Les résidences d’artistes
Nos salles demeureront fermées jusqu’à nouvel ordre mais elles vivent et de la plus belle des manières. Des compagnies y créent des spectacles qui seront fin prêts pour la réouverture des théâtres. Et plus encore, nous ouvrons nos plateaux à de jeunes artistes en résidence. Ils habiteront le Théâtre National Wallonie-Bruxelles durant sa fermeture au public. L’outil leur sera réservé pour qu’ils puissent travailler en toute sérénité.

Au 1er mars, date de la possible reprise annoncée par les autorités, la grande salle sera à nouveau disponible pour répondre à tout moment à une relance des activités.

VOIX.E.S, une saison à l’écoute
VOIX.E.S est une saison parallèle sonore proposée par le Théâtre National Wallonie-Bruxelles. Créations, recréations, fictions, séries théâtrales, cette programmation audio s’enrichira de semaine en semaine et sera accessible gratuitement dès le 1er février sur mobile et en ligne.

Par le développement spécifique pour l’occasion d’une WebApp, le Théâtre National Wallonie-Bruxelles se dote de la sorte d’une véritable « 4ème salle » accessible à tous.

Le JT2050
Les 13 et 14 mars prochains, nous aurions dû lancer, en collaboration avec Bruxelles Laïque asbl, un tout nouveau festival : TakTik. Destiné aux 14-17 ans, il devait rassembler deux jours durant des centaines de jeunes autour de spectacles, rencontres, débats…Un vaste rdv à l’écoute des questions, des attentes, des rêves de cette génération. Devant l’incertitude de la crise sanitaire, nous avons postposé l’événement d’un an mais pas l’atelier dans les écoles qui le précède. Il est quant à lui maintenu et débouchera sur une émission télévisée futuriste : le JT2050.  Un spectacle journal télévisé, une fiction rédactionnelle qui portera le regard sur 2050 et sa réalité urbaine, sociétale, politique, environnementale. Les jeunes à l’écriture (380 élèves de 21 écoles bruxelloises), encadrés par Fabrice Murgia, Vincent Hennebicq et Emilienne Tempels, le JT 2050 prendra la forme d’une production futuriste tournée dans les studios de Bx1, notre partenaire média. Il sera diffusé le samedi 20 mars en multi-diffusions.


- Communiqué de presse du 19.01.2021