Théâtre National

Opening week-end

L'édito de Fabrice Murgia

Ce week-end d’ouverture est l’occasion d’entrer dans un lieu transformé, porté par une énergie complémentaire, dans la continuité et l’engagement citoyen des saisons précédentes. Si la saison 17-18 accorde une place toute particulière à la dimension internationale, il s’agit, pour ce week-end festif, de mettre en avant la diversité des pratiques en Fédération Wallonie-Bruxelles, et d’affirmer le Théâtre National et notre territoire comme un lieu ouvert, dans sa transdisciplinarité.

Marionnette, jazz, cabaret, cinéma, cirque, conférences, danse, art de rue, photo, reportage anthropologique, forme courte… ces tiroirs ne signifient rien pour les constructeur(trice)s d’histoires invité(e)s. Ce qui importe, c’est la limite de leur discipline, et le pas qu’ils font vers le théâtre.

J’ai eu la chance de croiser la route de certain(e)s de ces artistes dans mon parcours de metteur en scène. Claudio Stellato, Fabian Fiorini, Looka loopa ou Peggy Lee Cooper… Chacune de ces rencontres a eu lieu lorsque l’étiquette collée à mon travail me démangeait. Lorsque je tentais de m’écarter de mes habitudes artistiques, de toucher à la périphérie du théâtre et donc de me mettre en danger.

C’est finalement ce qui unit les oeuvres de ce week-end d’ouverture.

Elles sont marquées non seulement par la maîtrise, l'acharnement au travail et la reinvention de sa discipline, mais elles sont surtout le résultat de la curiosité de ces artistes.

S’intéresser à la démarche de l’autre, oser et se lancer. C’est le cocktail de générosité, l’énergie commune qui traverse ces propositions et les relie l’une à l’autre.

En quelque sorte, c’est un aperçu festif de ce que l'on pourra voir dans notre Théâtre National, nouvelle mouture…

 

Fabrice Murgia, Directeur