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Théâtre National Wallonie-Bruxelles
Fanzine National

Germania, mort à Berlin et La Bataille

de Heiner Müller

Philippe van Kessel a commencé son mandat au Théâtre National avec un spectacle composé de deux pièces de Heiner Müller : Germania, mort à Berlin et La Bataille. C’était la première fois que ces textes étaient créés en français. Par ce choix, Philippe van Kessel affichait son intérêt pour les auteur·ices allemand·es d'après-guerre.

« Grand soir, au Théâtre National, jeudi. Une électricité dans l'air qui ne trompe pas. Un public excité, attentif, avec une majorité de professionnels que l'on ne voyait pas aussi assidus aux galas de notre première scène, jadis. C'est que la direction nouvelle confiée à van Kessel correspond à la prise de pouvoir d'une génération. Et elle était là au presque grand complet : Liebens-le-parrain, Delval, Dezoteux, Brison, Serron, Jaccaud, Debroux, Colinet. Et des officiels, et des observateurs venus d'ailleurs, de Flandre pour commencer. […] Le spectacle est d'une qualité internationale indéniable, et laisse bien augurer du niveau où le nouveau Théâtre National a décidé de placer la hausse. On ne pouvait, avec plus d'honnêteté, de hardiesse et d'invention, annoncer la couleur. Les années van Kessel ont bien commencé. Un vent nouveau souffle place Rogier. Il a de quoi diriger l'escadre de nos théâtres vers de nouveaux horizons. »

— Jacques De Decker, Le Soir, le 27 octobre 1990.

 

Ces deux pièces emblématiques du théâtre allemand de l’après-guerre racontent une société malade de son histoire, où l’homme est un loup pour l’homme et ne peut courir qu’à sa perte. Philippe van Kessel y puise et y souligne la verve farcesque et ironique un brin désespérée qui caractérise ses mises en scène et ses choix de textes

Germania, mort à Berlin © Patrick Bogner