Synopsis
Mushotoku raconte l’histoire d’une mère qui a voulu se sauver par le ZaZen et l’effacement de son égo (si tu doutes, c’est que ton égo résiste), et d’une fille qui, des années plus tard, tente de comprendre ce que cet effacement signifiait. Sur scène, Lucie revisite la vie de sa mère Vache Compassionnée avec tendresse et humour : elle met à nu la mécanique de l’emprise, mais aussi la beauté du geste Zen. C’est une histoire de transmission, où une fille tente de faire la paix avec le vide — celui que sa mère a laissé derrière elle lorsqu’elle regardait tout du « sommet ».
Lucie est fille et petite-fille de nonnes Zen. Sa mère fuit sa famille à dixsept ans, et rencontre un maître Zen japonais surnommé Lion Délicieux. Il l’invite à visiter son temple, et la fait s’asseoir en ZaZen. Elle se rase le crâne et apprend à méditer, cuisiner et balayer « en pleine conscience ». Plus tard, elle sera baptisée Guy Jin, alias Vache Compassionnée.
Son maître Lion Délicieux trouve qu’elle a instinctivement « une belle posture » et qu’elle doit désormais « suivre l’ordre cosmique ». Elle le suit. Puis elle suit aussi : Oiseau Taiseux et Coucou Gris. L'un — avant de partir sauver des vies dans des pays en guerre — lui fera deux enfants, l'autre lui dira un jour: (…) Qu’elle n’est devenue nonne que dans l’intention de se taper son maître. Qu’elle n’est qu’une petite pute et qu’elle devrait s’excuser auprès de lui, d’être ce qu’elle est. Qu’il est trop pur pour elle. Qu’elle le salit avec ses manigances et les choses qu’elle fait derrière son dos. Que ça lui donne envie de se foutre en l’air. Qu’elle est si dégueulasse et lui trop gentil (...).
Si pendant la méditation, son attention fléchit, elle reçoit un coup de bâton, rituel qui vient lui rappeler que « l’éveil réside aussi dans la douleur ». Vache Compassionnée, s’applique. Elle rit quand il faut rire. Elle boit quand il faut boire… Et s’il lui manque de l’argent quand il faut payer à la caisse, elle dit: « vivre avec l’essentiel, c’est la porte qui mène vers la clarté ».
Ses enfants grandissent entre dojos, déménagements et sermons Zen. Ils se plaignent d’avoir à changer d’école tout le temps. Le maître dit que la famille est un meuble encombrant.
Lucie Debay, Thomas Turine et Manah Depauw entament un dialogue bruyant sur la friction entre obéissance et gestes libres.
Captation vidéo
Etape de travail de 30 minutes disponible sur demande à diffusion@theatrenational.be
Téléchargements
Informations
Calendrier de création au Théâtre National
- Du 7 au 18 septembre 2026 : répétition
- Du 3 au 22 mars 2027 : répétition
- 23 mars 2027 : Première
- Du 23 mars au 3 avril 2027 : représenttaions
Disponible en tournée :
- 2026-2027 : Mai + Juin 2027
- 2027-2028 : Automne/hiver/printemps
Distribution
Un projet initié par Lucie Debay
Texte Manah Depauw et Lucie Debay
Mise en scène Manah Depauw et Lucie Debay
Musique et composition Thomas Turine
Interprétation Lucie Debay et Thomas Turine
Dramaturgie Manah Depauw
Photos - Images : Lucie Debay