Nouvelle saison,
nouvelles rencontres
Il est 9 heures ce 10 septembre au cœur du campus de l’ULB. Brochures sous le bras, nous nous rendons à la JANE — la Journée d’accueil des nouvell·eaux étudiant·es. Nous nous installons sur le stand dédié au Théâtre National et à BOZAR : une proximité qui dit déjà quelque chose de la richesse et de la diversité de l’offre culturelle bruxelloise.
Les étudiant·es s’arrêtent pour tenter de gagner des places de spectacle — ici, tout le monde repart gagnant·e ! Retrouver un objet caché dans les pages, dessiner un souvenir de spectacle, inventer un titre ou un pitch à partir d’une image… Le théâtre devient alors prétexte au jeu, à l’imagination, mais aussi à la discussion.
On parle de spectacles, bien sûr, mais aussi de ce qui nous pousse à franchir la porte d’une salle, de nos habitudes de spectateur·ices, ou encore de ce bâtiment dont certain·es n’ont jamais osé pousser la porte.
Les profils sont multiples : étudiant·es en biologie, en sciences politiques, en sciences humaines… Peu d’entre ell·eux suivent un cursus artistique, et c’est tant mieux. Les spectacles proposés par le Théâtre National sont placés sous le signe de la transdisciplinarité.
Autour de nous, le campus fourmille d’étudiant·es, d’associations et d’institutions culturelles. Les conversations se croisent entre ancien·nes et nouvell·eaux étudiant·es, qui découvrent peu à peu cet environnement qui sera le leur pour les prochaines années.
Nous profitons également de cette journée pour échanger avec plusieurs cercles étudiants. Ces conversations résonnent particulièrement avec La Fête, spectacle qui ouvre notre saison et qui revient sur la mort de Sanda Dia lors d’un baptême étudiant en 2018.
Être présent·es sur le campus, c’est aussi rappeler que le théâtre n’est pas en marge du réel : il s’en empare, le questionne, le met en débat et crée un espace pour regarder autrement des réalités qui nous concernent.
Être là, au milieu des étudiant·es, c’est faire vivre le théâtre autrement : créer du lien, éveiller la curiosité, susciter la discussion et, nous l’espérons, donner envie à certain·es de venir nous voir et découvrir ce qui se passe sur un plateau.
Quelques heures plus tard, changement de décor. Direction l’Hôtel de Ville de Bruxelles dans le cadre de l’initiative Ticket Senior.
Trois minutes pour présenter le spectacle Le Dindon, dans lequel Aurore Fattier revisite le classique de Feydeau en version cabaret queer. Trois minutes également pour évoquer les dispositifs mis en place au sein du Théâtre National pour en favoriser l'accessibilité.
Sous les hauts plafonds de l’Hôtel de Ville, nous retrouvons nos homologues d’autres maisons culturelles. Chacun·e y partage ses pratiques, ses expérimentations et ses manières d’imaginer la relation aux publics, notamment aux seniors.
Cette diversité des approches est précieuse. Elle nourrit nos réflexions, enrichit nos méthodes et ouvre de nouvelles perspectives.
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Théâtre National Wallonie-Bruxelles -
Théâtre National Wallonie-Bruxelles -
Théâtre National Wallonie-Bruxelles
Cette rentrée marque également le retour de l'Assemblée du National.
Cette aventure collective, née la saison dernière dans nos murs, se poursuit ! Le groupe s'est aggrandi et se compose de douze spectateur·ices qui entame une nouvelle saison de discussions, de découvertes et de débats autour des spectacles.
Et c’est avec joie que nous nous retrouvons ce soir de septembre, au Théâtre National, pour imaginer ensemble le parcours de la saison qui commence. Et, naturellement, en profiter pour poser un regard sur la saison passée…
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué·e la saison dernière ?
Moi, c’était Jouer sa vie. J’ai beaucoup aimé l’interaction avec le public, le dispositif scénique et surtout le fait que le spectacle m’a amené·e à réfléchir aux choix que je fais dans ma propre vie.
Moi, c’est de vous avoir retrouvé·es au fil des mois, au bar, et de savoir qu’aujourd’hui, on va enfin pouvoir échanger ensemble !
De mon côté, c’est ce spectacle avec ces deux silhouettes complètement singulières qui m’a vraiment fait rire : Arsen & Fanfan !
L’AdN, c’est cet endroit où la parole circule librement, où l’on peut partager son expérience, revenir sur ce qui nous a échappé, ou prolonger des réflexions qui continuent de nous accompagner bien après la représentation.
Sur le campus de l’ULB, à l’Hôtel de Ville ou autour d’une table avec l’AdN, aucune rencontre ne se ressemble, mais toutes participent d’une même envie : faire du théâtre un lieu ouvert, accessible et vivant.
Parce qu’au fond, cette rentrée raconte peut-être surtout cela : aller à la rencontre, créer des espaces de dialogue et faire du théâtre un lieu où l’on peut, ensemble, regarder le monde autrement.
L'équipe des Relations avec les publics